Le son, l'oreille et l'audition
| Résumé : L'oreille
se divise en trois parties : externe, moyenne et interne,
chacunes jouant un rôle spécifique. Arrivé
dans l'oreille, le son heurte le tympan, se transmet aux
trois osselets (marteau, enclume et etrier), passe par
la cochlée avant de rejoindre le limaçon.
Au cour de ce voyage les vibrations de l'air sont devenues
vibrations mécaniques puis enfin de l'information
nerveuse grâce aux organes de Corti, il ne reste
qu'a transmettre tous cela (intensité, localisation,
... au cerveau) |
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- Les trois grandes oreilles
- Le chemin
- La transmission vers le cerveau
1. Les trois grandes oreilles 

Source de l'image http://www.medecine-et-sante.com/
Les mécanismes récepteurs de l'oreille
peuvent se diviser en trois parties bien distinctes.
- l'oreille externe : essentiellement le pavillon. Le cornet auditif
fait amplifier et fait converger les sons vers le tympan (au travers
du canal tympanique)
- l'oreille moyenne : elle comprend la membrane du tympan, les
trois os (marteau, enclume et étrier) qui sont agencés
de manière à amplifier les vibrations du tympan
et plusieurs muscles. La caisse du tympan est remplie d'air.
- l'oreille interne : la cochlée (ou limaçon), sorte
de coquille d'escargot (vide) et le vestibule (centre de l'équilibre
et qui n'intervient pas dans l'audition). La cochlée contient
la membrane de corti. C'est l'excitation des cellules ciliées
de cette dernière qui en transmettant l'information au
nerf auditif est à la base même de l'audition.
Avant d'aller plus loin, rappelons que les mécanismes de
l'audition et en particulier ce qui se passe dans l'oreille interne,
demeure partiellement inconnu.
Pour l'humour retenons également qu'en vieillissant l'oreille
se fait moins performante ce qui fait que l'on place la main en
cornet autour du pavillon pour en quelque sorte agrandir celui-ci.
Or, il semblerait qu'en vieillissant le pavillon grandisse pour
palier la baisse de performance du reste du système. Regardez
donc les oreilles des personnes âgées autour de vous...
:o)
2. Le chemin 
Le son est parti d'un objet entré en vibration, s'est propagé
dans l'air et arrive enfin à notre oreillle. Le son est capté
par le pavillon, traverse le canal tympanique et vient frapper le
tympan. Le tympan, membrane élastique, mince et résistante
se déforme sous l'action de la pression de l'air et vibre
à la même fréquence. La fonction du tympan est
de faire passer l'information de l'extérieur (air puis oreille
externe = milieu gazeux) à l'intérieur (oreille interne
= milieu solide et liquide). Cette objectif est atteint grâce
au trois osselets : marteau => enclume => étrier. Ce
dernier étant en contact avec l'oreille interne.
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Source de l'image http://auriol.free.fr/Psychosonique.htm
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Le son actionne le marteau qui vient frapper l'enclume dont
la base est relié à l'étrier. Les trois
osselets sont solidaires avec la membrane et sont reliés
entre eux par des ligaments. L'information passe de l'un à
l'autre et c'est le muscle de l'étrier qui va en se
contractant bloquer les vibrations trop importantes qui pourraient
devenir dangereuses.
Cette caisse de résonance est reliéeà
l'extérieur par la trompe d'Eustache (en bas sur le
dessin) qui conduit vers la trachée et donc la bouche.
Ainsi l'air contenu dans la cochlée est-elle renouvelée
régulièrement. Mais surtout, cela permet de
maintenir une pression toujours égale à la pression
atmosphérique.
Le passage au travers du tympan va donc transformer les vibrations
de l'air en vibrations mécaniques.
L'oreille interne est enfermée dans une des cavités
les plus dures de l'os cranien. Cavité seulement percée
de la fenêtre ovale - le point de jonction.
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Le voyage continue donc dans l'oreille moyenne et en particulier
dans la cochlée, on entre dans la haute technologie.
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Source de l'image http://www.vestib.org/
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L'oreille interne est constituée de deux labyrinthes:
un ensembles de canaux semi circulaires, le vestibule, centre
de l'équilibre qui n'intervient pas dans l'ouïe.
Un os, le limaçon, en forme de coquille d'escargot
(de kochlos = escargot) et tapissé par une membrane,
la cochlée. Sa forme hélicoïdale se termine
par l'hélicotréma.
Concernant le vestibule, on remarquera tout de même
que les trois canaux sont perpendiculaires entre eux dans
trois plans différents.
On observe trois rampes : la rampe vestibulaire remplie de
périlymphe, la rampe tympanique remplie de périlymphe
et la rampe cochléaire remplie d'endolymphe.
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Le son qui arrivait par la fenêtre ovale va s'engouffrer
dans la spirale.
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Source de l'image : http://www.uqtr.ca/musique/cours/notes/MIT1035/fM05Oreille/
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Le canal cochléaire est lui-même constitué
des membranes basilaires, de Reisner et tectoriale ainsi que
de l'organe de Corti. L'organe de Corti est posé sur
la membrane basilaire et soutenu par ses deux piliers (de
Corti). De chaque coté de l'organe de Corti se trouve
les cellules ciliées internes et externes, véritable
centre de l'audition. Le tout étant parfaitement solidaire.
Les cellules ciliées internes (3500) sont moins nombreuses
que les externes (12500), elle sont sur une seule rangée
contre trois pour les externes. Enfin elles sont plus grandes
et comportent moins de cils.
Le son arrivant dans le limaçon, qui est un environnement
liquide, va faire bouger les cellules ciliées qui vont
faire remonter l'information aux organes de Corti. Organes
de Corti qui assemblés, forment le ganglion de Corti
qui lui-même va transmettre l'information au nerf auditif.
Nous sommes donc passés des vibrations de l'air, aux
vibrations mécaniques de l'oreille moyenne pour terminer
par de l'information électrique à la sortie
de l'oreille interne.
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Plus précisément encore,au regard de la première
image on remarque que la surface du tympan est bien supérieure
à celle de l'étrier. L'intensité des vibrations
est donc plus grande en sortie qu'en entrée, la chaîne
d'osselets se comporte donc comme un amplificateur.
La forme hélicoïdale de la cochlée fait qu'elle
est beaucoup plus large en son début qu'a sa fin. Ainsi les
ondes sonores entrant dans le liquide vont devoir freiner. Chaque
longueur d'onde (d'aiguë à grave) vont aller stimuler
un nombre précis de cellules ciliées à un endroit
précis de la membrane basilaire. Plus le son sera grave plus
l'onde s'enfoncera loin dans la cochlée. Dans le cas d'une
onde complexe (c'est toujours le cas dans la réalité),
chaque onde simple qui la compose s'arrêtera là où
elle le doit et arrivée au bout (l'hélicotréma),
l'onde complexe aura été intégralement décomposée.
Les cils plantés dans la membrane basilaire, solidaires,
vont se pencher tantôt dans un sens tantôt dans l'autre
et c'est là que le brouhaha prend sens mais c'est aussi là
que s'arrête les certitudes de la sciences.
Les plus audacieux prétendent que l'alternance d'inclinaison
correspondrait à une dépolarisation/hyperpolarisation.
Je vous fais cadeau des échanges ioniques (potassium K+ et
calcium Ca2+)) qui induisent le phénomène d'oscillement.
La cellule ciliée va alors envoyer un neurotransmetteur vers
la fibre nerveuse (du nerf auditif) où va naître le
potentiel d'action...
La folie de la nature est d'avoir fait chaque cellule ciliée
interne unique. Chacune va donc communiquer sa parcelle d'informations
au nerf auditif. Nottons ici que les cellules ciliées externes
servent principalement à l'amplification et qu'elles sont
toutes liées à une même fibre nerveuse, alors
qu'elles sont plus nombreuses.
3. La transmission vers le cerveau 
Il existe deux voies pour le transit de l'information.
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Voie primaire

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Voie secondaire

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Sources des images http://www.iurc.montp.inserm.fr/cric/audition/
La voie primaire aboutie au cortex auditif au fond du sillon de
Sylvius. La voie secondaire aboutie elle au cortex polysensoriel,
cette seconde voie permet le tri de l'information (e,g. information
très importante vs information peu important) en étant
reliée au centre de l'éveil et de la motivation.
L'information qui parvient au cerveau lui donne alors des indications
sur intensité du son et sa localisation spatiale. La localisation
est bien meilleur lorsque les deux oreilles peuvent entendre le
son. Cela est possible car le son arrive avec un très léger
décalage de temps entre les deux oreilles (normal si le son
est sur votre gauche l'onde sonore arrive à votre oreille
gauche avant la droite). Par contre la différenciation de
verticalité est plus floue, le pavillon jouerait ici un rôle
et l'on peut retenir qu'un son grave semble venir du sol tandis
qu'un son aiguë semble venir du ciel.
Si l'explication vous a semblée ardue, sachez que c'est
tout à fait normale et que je vous ai épargner un
grand nombre de détails qui permettent de définir
le parcourt entre les cellules, les nerf et le cortex. Un parcourt
décidé par les échanges chimiques, la longueur
des ondes, le nombre de cellules et de fibres impliqué et
l'interaction de tous ces facteurs. Sans compter qu'il faut ajouter
à tous cela le vestibule (centre de l'équilibre) car
lorsque l'on court on n'entend pas la même chose qu'assit.
Afin d'aborder la complexité de l'oreille et du miracle
de l'audition je ne vais pas vous conseiller un ouvrage scientifique
mais une oeuvre littéraire. Cette oeuvre est un OVNI que
seul le génie de son auteur saurait peut être classer
et qui nous conte le voyage du son à travers l'anatomie de
l'oreille avec une poésie qui imprègne la mémoire
de manière indélébile, sans effort et joyeuse.
L'auteur : rené Barjavel
L'oeuvre : La faim du tigre
pages : de 90 à 102
De façon générale les liens "sources
des images" mène vers des sites ou vous pourrez en apprendre
plus.
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